Urbanisme sur dalle
L’urbanisme de dalle est la séparation totale des cheminements piétons et de la circulation automobile, par un éclatement de la rue en plusieurs niveaux selon sa fonction utile : soit liaison dynamique entre parties à rejoindre, soit espace de flânerie quasi statique. On crée un sol « artificiel » en continuation historique avec l’esprit de génie civil qui préside aux travaux d’assèchement, de remblaiement, d’arasement portant sur les lieux habitables.
On établit l’usage de deux ou trois niveaux distincts. En général, le(s) niveau(x) sous-terrain(s) pour les transports en commun, chemin de fer métropolitains traditionnellement enterrés auxquels on peut adjoindre bus et taxis, et les approvisionnements des magasins. Le niveau 0 (sol naturel) est donné aux voitures particulières qui ont la liberté d’évoluer la plus moderne [3]. La dalle est pour les habitants-piétons, ils se déplacent sur des passerelles de jonction entre les pôles d’intérêt eux même distincts:
- La zone des habitations où le commerce de proximité existe toujours pour affirmer le respect des besoins quotidiens sans charge excessive à subir.
- La zone centrale des commerces de masse inter- quartiers, la » grande surface ». Elle comporte des silos de stationnement drainant les véhicules des zones urbaines classiques.
- La zone des lieux de travail tertiaire (début du secteur économique du service).
- La zone de culture et de loisir en unités institutionnelles (auditorium, maison de la culture, équipement sportif). Mais aussi en définition plus ou moins ferme des zones d’animations voulues ou spontanées sur les passages. Elles sont réparties (marché d’art, forum d’associations) et s’implantent sur des amphithéâtres naturellement accessibles formés par les dalles d’accès, par les zones vertes intégrées ou de bordure .
- La zone verte peut être multiforme : jardins suspendus disséminés, parc central au niveau du sol, « coulée verte » de périphérie [4] encadrant les éléments marquants sur lesquels l’urbanisation s’appuie: cours d’eau, voie à grande circulation, centre historique.
Toutes les zones sont sur des dalles devenues paysagées avec leurs illustrations de végétation en reprenant l’idée du parvis ou du mail voire de l’esplanade. Elles bénéficient a priori de points de vue ordonnés, d’un grand ensoleillement, d’une meilleure pureté d’air et d’un confort acoustique dus à l’éloignement des nuisances. Elles respectent les normes d’accès sécurité (incendie, ambulance…). Elles sont équipées de mobilier urbain dans une combinatoire plus ou moins riche permettant un repère, la circulation des éléments mobiles étant basée sur des droites rompues ou des arcs de cercle aboutés. Les surfaces sont considérées comme une peau amovible (architectonique du bardage et de la dallette) et non pas comme faisant partie de la structure porteuse, ceci pour permettre l’accès aux canalisations des fluides desservant les unités d’habitation, depuis les unités de service (chauffage, froid, studio local de télévision câblée…)
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